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La stratégie 2026-2031 pour l’aménagement et la gestion de l’eau

Le bassin de l’Oudon présente une vulnérabilité naturelle marquée, liée à une faible pluviométrie, une hydrologie très réactive et un état écologique majoritairement moyen à mauvais. Les pollutions diffuses agricoles, la fragmentation hydromorphologique, l’érosion des sols et l’importante densité de plans d’eau contribuent à la dégradation durable des milieux aquatiques et des ressources en eau.

Cette situation est aujourd’hui amplifiée par les effets du changement climatique, qui intensifient à la fois les sécheresses, les étiages sévères et les épisodes de ruissellement brutal.

Le syndicat du Bassin de l’Oudon a mis en œuvre des actions dans le cadre d’un Contrat Territorial Eau 2020-2025.

L’évaluation du CT’EAU 2020-2025, réalisée en 2025, met en avant les avancées obtenues mais aussi la nécessité de renforcer la résilience du territoire, d’accélérer la restauration fonctionnelle des milieux et de consolider la gouvernance en lien avec acteurs du territoire.

Face à ces enjeux, la stratégie 2026-2031 repose sur trois priorités structurantes.
La première porte sur les captages prioritaires, dont la qualité reste insuffisante malgré l’ancienneté des actions engagées. Leur rôle stratégique dans l’équilibre quantitatif du territoire impose une mobilisation renforcée des PRPDE, en lien étroit avec les agriculteurs, les propriétaires et les collectivités. L’amélioration durable de la qualité de ces ressources constitue un pilier de la résilience hydrique du bassin.

La deuxième priorité concerne les solutions fondées sur la nature (SfN). Elles constituent aujourd’hui les leviers les plus performants pour restaurer les fonctionnalités écologiques des cours d’eau, reconsolider les zones humides, remailler le bocage et améliorer l’infiltration. En agissant simultanément sur la qualité, la quantité et la biodiversité, ces solutions répondent de manière intégrée aux défis structuraux et climatiques du bassin.

La troisième priorité porte sur la gestion quantitative, devenue essentielle à la suite des épisodes de sécheresse récents et de la tension accrue sur les ressources de substitution. Les travaux du PTGE et de l’étude HMUC structurent les orientations à long terme : ralentir le cycle de l’eau, sécuriser l’alimentation en eau potable, optimiser les usages et réduire les pertes par évaporation, notamment celles imputables aux plans d’eau.

Au-delà de ces priorités techniques, la sensibilisation et la mobilisation des élus des communautés de communes constituent désormais un volet stratégique majeur. Le renouvellement des équipes en 2026 nécessite de re-partager les diagnostics, de renforcer la compréhension des enjeux eau-climat et de consolider une culture commune de gestion intégrée.

Cette stratégie, alignée avec la révision du SAGE et les attentes des partenaires institutionnels, vise ainsi à renforcer la résilience du bassin de l’Oudon en articulant performances techniques, solutions fondées sur la nature (SfN) et mobilisation politique autour d’objectifs clairs, opérationnels et mesurables.

 

 


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