La restauration du ruisseau de la Houssaudière à Noëllet

Morphologie, berges, végétation, etc. : en septembre dernier, des travaux ont été réalisés sur le ruisseau de la Houssaudière à Noëllet (Ombrée d’Anjou) sous la responsabilité du syndicat du bassin de l’Oudon. Cinq mois plus tard, l’eau est revenue et la végétation a reverdi les berges.

Un état écologique moyen

Le constat avait été fait en 2020, que l’état écologique du ruisseau de la Houssaudière était « moyen » : une qualité de l’eau altérée et une forme de cours d’eau peu propice à la vie aquatique (lit rectiligne et envasé, berges abruptes et uniformes, etc.).

Il a donc été décidé de procéder à des travaux de restauration de la végétation, et de la morphologie du lit mineur du ruisseau. Cette décision portée par le syndicat a été prise en concertation avec les riverains.

Le ruisseau de la Houssaudière en janvier 2021 avant les travaux.

Les objectifs et acteurs de l’opération

Les travaux réalisés visent à améliorer l’état écologique du ruisseau de la Houssaudière et notamment à favoriser la remontée des poissons en période hivernale, le maintien d’un niveau d’eau viable en périodes de basses eaux.

Ils permettent également la reconnexion au ruisseau des Nymphes qui est classé réservoir biologique.

La restauration de la végétation des berges, par un entretien sélectif, et l’enlèvement des embâcles (obstacles à l’écoulement) ont été assurés par l’ASDIES début septembre 2021.

Les travaux de diversification des écoulements ont été réalisés par l’entreprise Moreau et Associés. Ils ont permis de recréer des zones d’accélération (radiers) et des zones profondes (fosses). Des banquettes ont été installées pour redonner une sinuosité au ruisseau. Ces aménagements favorisent une vie aquatique diversifiée et l’autoépuration de l’eau.

Janvier 2022 : le ruisseau a repris son cours entre des berges adoucies dans un lit redessiné

Coûts et suivi

Le coût de ces opérations s’élève à 8700 euros, financées par l’agence de l’eau (50%), la région des Pays de la Loire (30%) et le syndicat du bassin de l’Oudon (20%).

Le syndicat du bassin de l’Oudon prévoit un suivi pour apprécier l’évolution du milieu et l’efficacité de la restauration. Un nouvel inventaire sera donc réalisé 3 ans après les travaux.

Un entretien à la charge des riverains

De leur côté les riverains du cours d’eau ont en charge son entretien (végétation équilibrée, état des berges, embâcles dans le lit). Une intervention minimale est conseillée. Le lit « travaille » naturellement ; il érode les berges, déplace les sédiments et petits cailloux. La végétation pousse et vieillit sur les berges. Cet entretien doit permettre le maintien de bonnes conditions de vie : pour les espèces animales et végétales aquatiques (poissons, algues) mais aussi pour les espèces qui dépendent des cours d’eau (certains oiseaux comme le martin pêcheur, insectes comme les libellules…).

La Nymphe
Engagé
Bassin de l’Oudon
Restauration morphologique